Politique de la ville et rénovation urbaine
La politique de la ville est depuis plus de vingt ans la forme que prend dans notre pays la lutte contre l’exclusion urbaine et sociale.
Plusieurs ambitions :
- Réconcilier les différentes échelles d’intervention : le quartier, la ville, l’agglomération.
- Privilégier la démarche de projet et l’intercommunalité.
- Souder les partenariats Etat, régions, départements, collectivités territoriales et les autres partenaires (organismes Hlm notamment...).
- Renforcer la présence et la qualité des services publics et faire participer les habitants.
- Accompagner les projets ambitieux de transformation urbaine des quartiers les plus en difficulté.
Pour le Mouvement Hlm, trois grands défis ont été exposés dès 1997 :
- Le défi patrimonial : l’adaptation du patrimoine par des restructurations parfois profondes, y compris par des démolitions, comme volet d’une véritable intégration urbaine des quartiers.
- Le défi de la gestion de proximité, de son renforcement et de son extension à d’autres acteurs par la proposition et l’engagement de contrats locaux de gestion renforcée.
- Le défi de la diversité sociale par une meilleure définition de la place de ces quartiers dans les politiques locales de l’habitat.
La politique de la ville a connu une forte inflexion à partir de 2003. En se centrant sur la question de la rénovation urbaine au travers des opérations massives de démolition et de reconstruction, elle a constitué une étape décisive par l’ampleur des moyens dégagés et le renforcement de la place des collectivités locales.
Le Programme National de Rénovation Urbaine qui s’accompagne d’une mobilisation financière de grande ampleur donne aux acteurs locaux la possibilité d’améliorer en profondeur la qualité urbaine d’un nombre significatif de quartiers : restructuration lourde du bâti, résidentialisation, démolition, diversification de l’offre d’habitat et des fonctions sur la quartier, urbanisme, équipements...
Le Nord-Pas-de-Calais est la deuxième région de France (après Ile-de-France) en nombre de projets de rénovation urbaine contractualisés avec l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine).
Le rôle de l’Association régionale
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Organiser une représentation territoriale:
En s’inscrivant dans un mode projet, l’Ar s’est renforcée de coordinateurs, membres adhérents ayant pour rôle de représenter les bailleurs présents sur un même territoire auprès des collectivités locales. Ce fonctionnement a permis très rapidement de repérer les quartiers et les investissements souhaitables.
Lors de la création de l’ANRU, les besoins capitalisés au sein de l’AR purent être donc être remontés rapidement.
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Professionnalisation et mutualisation des connaissances :
L’impact du grand chantier de l’ANRU sur les organismes est très important :
- 20 organismes concernés,
- 50 projets contractualisés,
- 12 000 logements reconstruits.
La définition et la mise en oeuvre des projets de renouvellement urbain ont impliqué la structuration d’une ingénierie dédiée au sein de chaque entreprise.
Le principal outil mis en place par l’AR a été le « cycle ANRU », suite constante de réunions thématiques d’échanges de savoir faire, de questionnements auprès d’experts, d’interpellation des partenaires.
Cycle ANRU du 9 novembre 2011: